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Mes p'tits billets... pas toujours doux !

Ce blog est dédié à mes rencontres, mes passions, et à ma si jolie ville, Albi, coeur d'Occitanie. Pour le plaisir du partage, de l'écriture et peut-être, le vôtre... celui de la lecture !

Sillage.

Sillage.

 Un trait plus ou  moins épais, forcé ou léger, déposé au coin d'un chèque ou d'une lettre, délicat, architectural, simplissime, sophistiqué, ondulé ou rectiligne. Comme une signature, votre sillage me parle.

Il vous dessine. Vous précède parfois, comme un halo de lumière. Je vous devine à travers lui. Je vous imagine,  cou tendu, placer le parfum. Le déposer au creux de votre bras, le cacher à votre oreille, pensant là le dissimuler un peu. Ou bien encore, très fière, le faire boire à votre robe, l'en asperger jusqu'à plus soif, dans un tourbillon olfactif volatile mais tenace.

Que vous soyez timide, et il sera léger et frais. Que vous soyez sensuelle, il se fera opium. Que vous soyez heureuse, et il sera fruité, que vous soyez profonde et il sera ambré.

J'ai ainsi mes codes. Ma façon personnelle d'appréhender ce " vous " qui m'en dit plus sur votre " moi ". Votre sillage, c'est vous. Cette façon presqu'inconsciente de vous raconter.

J'aime lire ces arpèges, les respirer à la dérobée, le nez en l'air et l'air de rien... Je voyage au présent, dans le passé, selon ce que vous m'offrez...

Le parfum de la première femme, ma mère. Je le connais par cœur. Je peux vous le décrire point par point, au fil de la journée... Ce premier jus, concentré, ténu, épais et serré comme un tweed, au sortir de la salle de bain. Puis cette voluptueuse nébuleuse qui se développe au contact de sa peau, comme un cachemire, dont la douceur vous enveloppe. Vient alors cette chaleur qui monte jusqu'à l'overdose, puis, doucement, devient plus intime. Un parfum si personnel, que seuls ceux qui l'embrassent peuvent le connaître, le soir venu. Oui, pour le connaître il faut avoir accès à sa peau. Le parfum de ma mère, c'est celui de sa peau... un jus rare et précieux. Un parfum qui se mérite et un parfum dont peut-être on hérite ?

Et voilà comment tout a commencé. C'était comme un jeu... Je n'ai jamais cessé de jouer.

 

Hélène

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