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Mes p'tits billets... pas toujours doux !

Ce blog est dédié à mes rencontres, mes passions, et à ma si jolie ville, Albi, coeur d'Occitanie. Pour le plaisir du partage, de l'écriture et peut-être, le vôtre... celui de la lecture !

Estaña... Au bout du monde !

Estaña... Au bout du monde !
Estaña... Au bout du monde !
Estaña... Au bout du monde !

Tout commence par une invitation,  une délicate attention. Rendez-vous à Estaña, en Aragon. Nous disons oui. Oui à la découverte, oui au plaisir de la rencontre, oui au partage d'expérience, oui à l'idée d'un week-end coloré comme les feuilles d'automne, oui à Béatrice qui nous parle de ce petit coin de Paradis avec tant d'amour... 

4 heures de route, ce n'est pas le bout du monde... mais si. Si, c'est déjà le bout du monde...et il commence en quittant la route de Lerida. Nous traversons la montagne pour retrouver la vallée,  la nature est belle, intacte, les arbres majestueux, le ciel si bleu... c'est déjà l'émerveillement. Chaque village traversé donné l'envie de s'y installer. Leurs petites églises semblent raisonner de la joie de tous les mariages célébrés. Les placettes parées de fleurs accueillent sur leurs bancs la sagesse du monde. Nos anciens y égrènent leurs souvenirs au fil des heures que le soleil leur prête volontiers. Le temps semble plus lent. Son rythme est desormais une longue valse... 

Et puis, au bout de la route, le petit chemin d' Estaña. Des garrigues, nous ne l'apercevons pas encore. Il se fait désirer, comme les plus beaux cadeaux. Nous avions un peu imaginé ce que serait Estaña... mais ce que nous avons découvert est plus beau ! 

Au loin, se décrochant d'un ciel bleu azur immaculé,  le petit village se dessine.  Au centre une maison bleue. Elle est la seule. Les autres sont en pierre sèche. Elle est là peut être pour rappeler qu' estaña, c'est comme un petit lien à mi-chemin entre le ciel et la terre. La route est escarpée, sinueuse. Elle avance doucement vers notre petit village perché. Le temps s'arrête là. A Estaña.

L'air est pur. Les étangs en contrebas se délectent des derniers rayons de soleil. Le village s'empourpre un peu. Les chiens aboient. Les oiseaux s'envolent lentement vers d'autres continents. Le spectacle de la nature s'offre à vous. Le silence vous enveloppe. Bienvenu à Estaña.

Une rue. Ça suffit pour créer une histoire. C'est assez pour faire vivre un village. Une place, c'est indispensable pour créer du lien. Des anciens, taiseux mais accueillants, c'est suffisant pour transmettre. Mais que faut il pour prolonger cette histoire, pour lui faire traverser les siècles, et pour que nos enfants y soient attachés ? Il faut parfois beaucoup de courage, d'abnégation, de ténacité,  d'amour et de patience. Et toutes ces qualités, nous les avons trouvées en un seul homme, Daniel Grau. C'est certainement grâce à lui que ce petit village perché ne s'est pas éteint. Il est revenu au pays comme on part en croisade. Il a tant fait que chacun a eu envie de le suivre. D'une maison en ruine, il a fait un antre chaleureux, d'un champ il a fait un jardin, d'un lopin de terre une exploitation de Safran... et d'Estaña, la capitale de coeur de la jeune génération. 

Nous voudrions saluer ici l'homme exceptionnel que nous avons rencontré.  Au delà de sa passion pour ces terres, il y a la bienveillance pour les siens, ces 4 habitants et leurs familles qui viennent rejoindre le village les week-ends,  Ces producteurs de fromages, de confitures,  ces restaurateurs qui s'inscrivent dans le respect des produits de terroir, ces pâtissiers qui font chanter les papilles... ils sont tous les siens. Et puis, il y a les enfants de Daniel et son épouse, les oncles et les tantes, les cousins, toute cette petite tribu qui vient joyeusement retrouver Daniel pour l'aider à la cueillette du Safran. Ah... Le Safran... l'or rouge de Daniel. Sa qualité exceptionnelle est certainement dûe à l'amour qu'il lui porte, aux mille et une précautions, à sa façon unique de le sécher... alors, quand on emporte quelques grammes de Safran d'Estaña, c'est comme si l'on prenait quelques kilos d'amour.

Nous portons désormais Estaña en bandoulière à notre coeur. 

Merci à Béatrice, Daniel, Vincent, Manu, Jamon, Isabel, Pilarin, Ivan, et tous ceux dont nous ne connaissons pas le nom mais dont nous n'oublierons  pas le sourire. 

Bien à vous et à vos papilles ! 

Hélène 

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